Proxo’ du pavé chic ou proxy du terroir, ambitieux sur la toile vous vouliez vous offrir « www.tout-de-go.fr » ? Fini, foutu, cocu :
Jusque récemment, c’était encore possible, mais maintenant, ça suffixe. Les trois caractères combinés en bout de chaîne seront désormais l’exclusif privilège des services de la République, et des représentants du peuple. [1] Appendice français officiel, étatique, patriotique voire nationaliste -cette exclusive aura sans doutes ses fanatiques- Querelle d’Œdipes -et de dupes- que de revendiquer la marque sur le flanc du bétail ; les dot-com d’un coté, les point-fr de l’autre, et les spongiformes seront bien gardés. A priori, et malgré cet entrefilet du net, tel un motard recordman du km lancé, on pourrait se dire : « On-s’en-fout ». Et passer à la table suivante. Sauf que...
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- Petit flash-back : 15 janvier : Subir en mangeant, comme des millions de compatriotes plus ou moins affamés, un n-ième (!) sujet de JT sur... Nicolas Sarkozy. C’est officiel, le candidat permanent, lance son site tout neuf. Et un frisson monte. J’ai une brève pensée pour les neirds sympathiques croisés à droite et suivis à gauche. Une brève pensée pour les hackers -nostalgie du Solex Crack Band... -
Mais, initié que je fus par un maître du wU- dans cet art, dans cette guerre, le frisson vite l’emporte : comme Jocaste debout avant de se crever les yeux, un « Y » tragique (et grec) se dresse devant mon esprit...
Les jeunes de l’UMP ont déjà dû convaincre leurs aînés, ces « enchanteurs de nouveaux médias » avec force posts sur leur si convivial forum, d’acheter, de déposer également l’adresse diminutive « sarko.fr ». Mais qu’en est-il de « sarkoz.fr » ? [2] Ce même soir, je tente un clic chez mon vendeur d’adresses : pour un an, pour quelques euros, me voici « propriétaire » -fichtre !-, et 20 janvier, jour de publication : voilà le candidat de la rue d’Enghien squatté, parasité, cloné.
Co-incidence du calendrier ? (Lancement officiel, décret officiel, début de la campagne officielle.) Je découvre -autre frisson- le texte faisant loi. Mince alors : je n’ai aucun immigré hongrois -caution complice- qui puisse faire office de prête-nom à mon site grosses ficelles... Si j’en crois mes sources [3] [4] [5], le décret est paru au Journal’ O. le 8 février 2007. Les lois n’étant pas rétro-actives, je respire.
Je sors même faire un tour dans la rue. L’air de Paname est frais, tempo de campagne, fébrilité « tranquille » d’un compte à rebours codé en java. De suaves parfums montent même du métro, n’en déplaise à Zazie. Un trottoir plus loin, autre effluve. -Hybride, hydroponique celle-là-. Ce n’est pourtant pas le printemps : encore trop de bleu marine. On rafle, on reconduit. (Ma boîte-aux-lettres est pleine de cris.) L’urticacé chef de la police toujours, pollen insidieux, aux effets puissants et immédiats. Ministre narcotique : télé, fumez, dormez. Surtout ne soyez pas en manque quand vous irez voter. Humez fort ma térébenthine plutôt qu’en faire de méchants cocktails...
Et tant-pis si mon grand éveil est votre « odieux lendemain. » [6]



Si je lis bien : « Le nom d’un titulaire d’un mandat électoral, associé à des mots faisant référence à ses fonctions électives » signifie que sont concernés les « DeVillepinpremierministre.net », « RoyalPoitou.org », ou « MartinArdeche.info » (totalement inventé mais probablement réel) : illégaux. Les mêmes en .fr : parfait
Tout cela laisse quand même beaucoup de latitude.
Pondre une loi pour ça ! Le législatif est tombé bien bas....
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